
Commission pollution et nuisances
ANPER-TOS
L'association Sources et rivières du Limousin grâce à ses juristes a fait un remarquable travail dans un contexte difficile. Ce type de pollution, provenant de mines d'uranium qui ont été exploitées par COGEMA, résulte du traitement du minerai et de l'abandon de déchets sans beaucoup de précaution. On a un bel exemple de pollution durable à défaut d'avoir eu un développement durable.
Faute d'avoir pris des précautions le coût de la dépollution est considérable, sans parler de la prise en otage de cours d'eau et du préjudice que d'autres utilisateurs ont subi pendant de longues années, faute de pouvoir jouir normalement d'un bien que s'est approprié pendant des lustres une entreprise toute puissante.
La préfecture du Limousin connaît bien ce dossier et les services de l'État n'ont pas étaient très regardants sur les rejets, les stockages de déchets, la remise en état du site.
S'il y a un grand perdant en matière de sécurité c'est, la plupart du temps, l'environnement et toutes les personnes qui ont subi, impuissantes face à l'administration et à l'exploitant, ces atteintes.
Bref, on arrête pas le progrés !
Sources et rivières du Limousin a suppléé les pouvoirs publics dans cette affaire.
Faut-il rappeler qu'une telle action d'intérêt général réclame des compétences et des moyens humains et financiers considérables que l'on rechigne à donner aux associations, alors qu'elles luttent contre un trouble à l'ordre public qui se prolonge dans le temps en toute impunité.
Nous suivrons ce dossier et si cela s'avérait utile nous nous constituerons partie civile à l'audience du tribunal correctionnel qui aura à juger cette affaire.
La Commission pollution et nuisances
Jacques Blanquet
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