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Communiqué de presse FNE - SRLjeudi 25 mars 2004La COGEMA devant les tribunauxUn dossier explosifRappel des faits :
Les associations se félicitent du travail des juges qui ont confirmé plusieurs points. Sur les faits, le juge confirme létat de pollution de lenvironnement : « Cette première étude globale (CRIIRAD) met en évidence une importante contamination radioactive et chimique (fluorures) de sédiments et fontinales » « Cette dégradation de la qualité des eaux, de la flore et de la faune aquatique a pour cause, selon la plainte, les rejets effectués à partir des mines duranium ou des sites de stockage exploités dans le département de la Haute Vienne par la société Cogema ou ses filiales. » « Les divers rapports et analyses (cf. CRIIRAD, analyses de Sources et Rivières du Limousin) font état de la présence de radio éléments, mais aussi de produits chimiques (fluorures entre autres) ». Sur la responsabilité de Cogema dans ces faits de pollution, le juge confirme également les arguments des associations : « Laffirmation selon laquelle la Cogema respecterait les prescriptions techniques qui lui ont été imposées de même que les normes applicables, est contredite par de nombreuses pièces du dossier » « Largument du Ministère public tenant au caractère présumé naturel (rappelons en effet quil sagit de radioéléments instables du fait de la séparation de luranium 238) des éléments radioactifs est donc inopérant. » Sur la mise en cause des pouvoirs publics enfin : « Le fait, comme le relève le ministère public, que ces dépassements naient pas donné lieu à létablissement de procès-verbaux dinfraction par la DRIRE, ne signifie pas quils sont conformes aux prescriptions, mais plutôt que cette dernière na pas exercé son pouvoir de contrôle de manière complète ».
En conclusion, le juge de la Cour dAppel synthétise parfaitement les enjeux économiques du dossier en relevant : « La Cogema a réalisé dimportants profits avec lexploitation du minerai duranium. Il apparaît socialement normal que le coût environnemental de cette activité ancienne ne soit pas supporté par les habitants du Limousin. Il revient à la Cogema de résoudre les problèmes de dispersion révélés par les différentes études. La réalisation de ces diverses infractions a permis à la société Cogema de réaliser des économies sur les coûts dexploitation du site, réduisant à minima ses frais dinvestissement et dentretien des infrastructures techniques de dépollution (lesquelles sont à lévidence rudimentaires, et constituent pour lessentiel des bassins de lagunage des eaux dexhaure). »
Les associations continuent cependant à sétonner que lEtat et ses services (DRIRE en particulier), garants de lintérêt général, ne soient pas à leur côté dans ce dossier mais continuent à couvrir lentreprise Cogema.
Au final, ce dossier est bien au centre des enjeux liés à lavenir de la filière nucléaire française.
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