Communiqué de presse
23 mai 2004
COLLECTIF ADOUR EAU TRANSPARENTE
" En marche pour l'eau vivante ", conclusions de l'édition 2004 : "Marre des atteintes à l'eau, les citoyens doivent dire leur mot !"
Ayant réuni, du 20 au 23 mai, près de 300 participants, la seconde édition d'« En marche pour l'eau vivante » a confirmé, auprès des citoyens, des institutions et des élus locaux, le succès des actions d'alerte et de sensibilisation du Collectif Adour Eau Transparente et de ses membres autour des politiques de l'eau dans le Sud-Ouest.
Après quatre jours de débats publics, de projections de films et de documentaires, de diffusion de livrets d'information, de randonnées-découverte des richesses de l'Adour et de la Garonne, la seconde édition d'En marche pour l'eau vivante a conclu aujourd'hui sur un slogan lancé par un participant suite aux échanges avec les invités du Collectif Adour Eau Transparente : "Marre des atteintes à l'eau, les citoyens doivent dire leur mot !"
Ce mot d'ordre repris à son compte par le Collectif répond aux différentes interventions des experts invités par les organisateurs afin d'informer et de sensibiliser les citoyens sur la qualité écologique des eaux du Sud-Ouest mais aussi sur les conditions discordantes dictant la définition et la mise en oeuvre des politiques de gestion de l'eau dans la région.
Alors que partout en France les Agences de l'eau, telles l'Agence de l'eau Seine Normandie et l'Agence Loire Bretagne, ont abandonné les programmes de construction de barrages-réservoirs et a contrario financent à 80% les opérations d'effacement de ces aménagements nocifs aux équilibres écologiques, l'Agence de l'eau Adour Garonne persiste, elle, à appuyer des programmes tout-barrage onéreux et dont l'utilité publique n'est nullement justifiée.
La "démEAUcratie" à laquelle appelle le Collectif au nom de la transparence, de la responsabilité commune mais différenciée et du contrôle citoyen est encore loin de pouvoir être appliquée localement ; les élus continuent de siéger seuls dans des institutions dont les décisions sont régulièrement remises en cause par les scientifiques, les citoyens ou les services de l'Etat (cf. le cas du barrage de Charlas, entre autres). L'exemple du Plan Loire Vivante réclamé par les associations et mis en place, dès 1994, dans le bassin Loire Bretagne, afin de sauver la faune aquatique et de retrouver un bon état écologique des rivières est exemplaire : à quand un programme d'aménagement et de gestion de l'eau du Sud-Ouest rendu cohérent avec les réalités écologiques, économiques et sociales de terrain, discuté avec les populations et les acteurs représentatifs, notamment les associations ayant développé une expertise reconnue au niveau national mais totalement mise à l'écart au niveau régional et local ?
Le scandale des décalages de plus en plus criants entre les intérêts pas toujours avouables des décideurs locaux et l'intérêt collectif et celui des générations à venir a éclaté dans les débats organisés samedi 22 et dimanche 23 mai. Les menaces multiples qui pèsent aujourd'hui dangereusement sur la ressource en eau et son avenir à court terme (pénurie, pollution, marchandisation, etc.) réclament des solutions alternatives et responsables à définir conjointement et publiquement. Le système de régie publique départementale de l'eau présenté par Robert Cabé (Vice-Président du Conseil Général des Landes), lors du débat du 22 mai, semble à cet effet répondre de manière cohérente à de nombreux enjeux : reste à espérer que les discussions conduiront des acteurs d'horizons divers à partager leurs vues régulièrement
et élaborer ensemble des schémas d'aménagements et de gestion adaptés.
Face à la qualité des échanges avec le public, aux enjeux de démEAUcratie et d'information des citoyens, aux objectifs de mobilisation et de pression
auprès des décideurs et des institutions, le Collectif Adour Eau Transparente a choisi d'annoncer également la programmation d'une nouvelle Marche pour l'eau vivante en 2005.
Le Collectif déterminera dans les semaines à venir les échéances et les dossiers de l'eau qui seront plus particulièrement suivis par les associations membres, mais il est certain que les points à l'ordre du jour de la manifestation de cette année continueront d'occuper les organisateurs :
- le démantèlement des barrages-réservoirs et notamment la réaction du SMEAG fin juin 2004 au rapport de la Commission du Débat Public dénonçant le projet d'aménagement à Charlas, ainsi que la continuité de l'action conduite jeudi 20 mai sur le réservoir de Riscle pour la mise en place de passe à poissons,
- la mise en place des Commissions locales de l'eau et leur saisine pour les programmes de définition des Schémas d'Aménagements et de Gestion de l'Eau (SAGE),
- la participation des représentants de la société civile aux organes de décision des institutions de gestion de l'eau,
- la diffusion des livrets d'information et de sensibilisation sur les politiques de l'eau du Sud-Ouest auprès des citoyens à l'image de la plaquette produite par l'association Gabas Nature et Patrimoine.
Contacts
Carlos de Freitas - Adéquations - Contact Presse - 06 61 72 92 70 -
cdefreitas@adequations.org
Jean-François Hamon - Collectif Adour Eau Transparente - 06 76 70 36 16 -
jf-hamon@wanadoo.fr
Xavier Bouchet - Gabas Nature et Patrimoine - 05 59 04 74 55 -
contact@gabas.lautre.net
Retrouvez toutes les informations en ligne : sur le site :
www.gabas.lautre.net |